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O.G.M.La recherche aujourdhui : où en est-on ? |
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lus concrètement, à l'heure actuelle, les OGM anti puceron ne sont pas encore tout à fait au point... Les chercheurs en sont au stade de la détection de gènes d'intérêts.Ces dix dernières années, quelques cas de résistance naturelle aux pucerons liée à des gènes ont été identifiés. Cette recherche prend beaucoup de temps puisque les découvertes se font le plus souvent au hasard dune observation in situ. Quelques exemples : La pomme de terre Solanum berthaultii repousse les pucerons par sécrétion de sa phéromone dalarme principale : lEBF. Elle possède donc un exemplaire de ce gène de puceron dans son génôme naturellement ! Ce sont de minuscules poils glandulaires spécifiques de son foliage qui sécrètent cette allomone. Les variétés de pomme de terre cultivées n'en sont malheureusement pas pourvues. Des tentatives dhybridation de cette variété avec celles cultivées sont en cours. Affaire à suivre Le gène Mi de résistance aux nématodes dans les nuds racinaires de beaucoup de tomates cultivées confère une résistance aux pucerons de la pomme de terre (Myzus persicae), sauf si la température est très élevée. Le gène Dn4, du blé du colorado induit une résisatnce aux pucerons du blé russe. Le blé devient insensible aux augmentations de densité de la charmante bête à 6 pattes : on évite ainsi des pertes de rendement. Insérez le gène de lagglutinine ou celui de la leptine dans un plant de tabac, faites-le sexprimer, et vous obtieindrez une diminution du nombre dindividus, liée à une réduction de la fécondité et un retard de développement chez Mysus persicae. On recense même un cas de plante transgénique dont la résistance aux pucerons est le fruit du hasard ! Les chercheurs avaient mis au point une pomme de terre transgénique résistante aux nématodes. Les études préalables à la commercialisation ont révélé lefficacité de ces plants dans la lutte contre les pucerons. Elles déclenchaient en effet une diversification des prédateurs directs des pucerons, dans leur environnement proche, causant une diminution du nombre daphides. |
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| Pucerons infectant un plant de pomme de terre © INRA / ROBERT Yvon |
Maintenant quun certain nombre de gènes apparemment efficaces ont été trouvés dans la nature, il faut les isoler, les intègrer dans des plantes dintérêt agronomique sans en modifier leurs caractères puis tester la non dangerosité de ces " créatures " pour la nature.
Il reste encore un long chemin à parcourir avant de voir fleurir dans nos champs des plantes protégées contre les pucerons Ces charmantes petites bêtes ont encore de belles années devant elles, et cest tant mieux pour les coccinelles !
Références
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