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Observation des cornicules du puceron |
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| La fonction de ces cornicules a été longtemps méconnue, Linné considérait que ces organes excrétaient du miellat comme l'anus. Puis Bugsen en 1891 a été le premier à analyser précisément la physiologie de cet organe. Il conclut que le liquide excrété est très différent du miellat et se rapproche plutôt d'une sorte de gel. Cette substance se solidifie au bout de 20 secondes. Elle est principalement constituée de triglycérides. La production de ces goutelettes de liquide est sous contrôle nerveux. Lorsque les pucerons sont en position normale de succion, les cornicules s'étendent le long du corps avec une position parallèle à l'axe longitudinal. Il y a stimulus lorsqu'une pression est réalisée sur un des tergites thoraciques. Quand les pucerons sont stimulés, les cornicules s'agrandissent et se relèvent. Il faut noter que si la stimulation est réalisée sur un côté de l'insecte, seul le cornicule correspondant sera activé. Deux types de réaction peuvent se produire : soit il y a excrétion d'une substance cireuse sous forme de petites goutelettes qui se solidifient à l'air, soit l'insecte émet une phéromone d'alarme pour prévenir la colonie d'un danger. |
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Origine des goutelettes :
Les goutelettes sont élaborées dans une aire dorso-latérale au niveau du point d'ancrage des cornicules. Ce phénomène est visible sous forme de petits globules (de diamètre compris entre 8 et 10 µm) qui bouillonnent en remontant le conduit du cornicule. 2 à 4 secondes après avoir atteint l'extérieur, ces globules coalescent en une goutelette homogène. Ces globules doivent être séparés de l'hémolymphe par une membrane dont on soupçonne l'existence sans avoir pu le démontrer. L'origine de ces globules est encore méconnue.
Lorsqu'elles sont émises, ces goutelettes se solidifient en collant les pièces buccales des prédateurs.