![]()
La lutte biologique peut se faire :
par des insectes : On peut réaliser un "lâcher" de Trichogrammes, insectes qui parasitent les oeufs de pyrale présents sur les feuilles du maïs. Cette technique est employée annuellement sur 30 000 ha au minimum. Elle ne présente pas d'efficacité suffisante en cas de forte infestation. | |
|
par des champignons : Un procédé consiste à disséminer des spores d'un champignon du sol : Beauveria bassiana, qui parasite les larves de pyrale. |
![]() |
![]() |
| Femelle de trichogramme pondant dans les oeufs de Pyrale du maïs - INRA Antibes. Tous droits réservés (INRA®) | Larves de pyrale parasités par un champignon |
|
par des bactéries : Ce troisième procédé, qui correspond à l'emploi d'une bactérie, Bacillus thuringiensis, est utilisé en Amérique du Nord, mais pas homologué sur le maïs en France. Cette bactérie du sol, très répandue dans le monde, a une activité insecticide grâce à la synthèse d'une protoxine qui se présente sous forme de cristaux protéiques. Cette protoxine, ingérée par les larves de pyrale ou de sésamie, est transformée par les sucs digestifs (protéases) de la larve en une toxine qui bloque le fonctionnement de son appareil digestif. |
Ces 3 méthodes respectent l'environnement, mais leur efficacité n'est jamais totale : elle dépend de l'intensité de l'infestation, du stade d'intervention, des conditions climatiques. C'est ainsi que dès la première pluie ou lors d'irrigation, l'élément actif est éliminé. Cependant une bonne connaissance de la biologie du parasite permet d'avoir une efficacité correcte en cas d'infestation modérée en maintenant le ravageur en dessous du seuil de nuisibilité, grâce à un traitement adapté.
Il faut noter qu'il existe aussi une solution biotechnologique pour faire face à la pyrale: le maïs transgénique "Bt" résistant aux insectes ravageurs. Il a été la première application pratique du génie génétique en protection des cultures. Sa culture a été autorisée en 1996 aux États-Unis, où il est cultivé à grande échelle depuis le printemps 1997. L'autorisation de cette culture en France date de mars 1998.