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Certaines méthodes de cultures permettent de limiter les risques d'attaque de pyrale sur maïs de façon préventive. Cela peut permettre de réduire ou d'éviter les traitements qui constituent un surcoût pour l'agriculteur.
Certaines précautions concernant la rotation des cultures permettent d'éviter la prolifération des pyrales. Ainsi, il faut éviter les cultures successives de maïs. En effet, les larves survivent pendant l'hiver et peuvent entraîner des dégâts le printemps suivant. Choisir des rotations avec une seule culture de maïs, précédée par exemple par une légumineuse limite donc fortement ce risque.
En cas de cultures successives de maïs sur une même parcelle, l'enfouissement rapide des résidus de la culture de maïs précédente (tiges et feuilles) par un labour soigneux permet d'enterrer les larves dont la majorité périssent. Les quelques larves qui réussissent à remonter à la surface au printemps sont dévorées par les oiseaux.
Cette méthode permet de détruire 75 % des larves mais les 25% restantes peuvent tout de même engendrer des dégâts considérables. On peut donc encore améliorer cette méthode en précédant le labour d'un broyage fin des résidus. On atteint ainsi des taux de destruction de 90% et plus.
Une bonne fertilisation azotée accélère la croissance et permet une résistance plus rapide de la plante. Cependant, celle-ci ne doit pas être excessive car il faut éviter une croissance trop importante et un étranglement des tiges qui augmentent la vulnérabilité de la culture.
Des apports de phosphore en quantité suffisante améliorent également la résistance des plants de maïs.
Deux races de pyrales s'attaquent principalement aux cultures en France et en Amérique du Nord : la race univoltine (une génération par an) que l'on trouve dans le nord de la France et du Canada et la race bivoltine (deux générations) que l'on trouve dans le sud de la France et du Canada. Aux États-Unis, on trouve surtout des races tri- et quadri-voltines. Les adultes de la race univoltine et de la première génération de la race bivoltine s'attaquent de préférence aux plants de maïs bien développés issus de semis hâtifs ou de variétés précoces. Au contraire, la deuxième génération de la race bivoltine s'attaque de préférence aux jeunes plants vigoureux des variétés ou des semis tardifs.
A ce jour, il existe des variétés de maïs hybrides résistants à la race univoltine et à la première génération de la race bivoltine mais toutes sont sensibles à la deuxième génération de la race bivoltine.
Dans les régions où prédomine la race univoltine, la date du semis ne permet pas de limiter l'infestation car la période de ponte de la pyrale est longue. On préconise donc le choix d'une variété à tige robuste et au feuillage résistant aux attaques de la pyrale.
Dans les régions où prédomine la race bivoltine, on conseille un semis hâtif d'une variété résistante à la première génération de façon à limiter le nombre d'individus de la deuxième génération.
Dans tous les cas, un semis précoce permet de maximiser le gain économique. En effet, retarder le semis pour limiter les pontes de pyrales ne permet jamais de compenser la baisse de rendement due au semis tardif.