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La pollution de l'eau par les métaux lourds est un problème environnemental majeur dans notre monde moderne. De nombreuses méthodes, basées sur des échanges d'ions ou des précipitations chimiques ou microbiologiques, sont actuellement utilisées. Mais l'efficacité de ces techniques est variable suivant les métaux concernés. Leur coût peut devenir très élevé, dès que les volumes d'eau à traiter sont importants, les concentrations en métaux faibles et les standards de qualité restrictifs. C'est pourquoi les recherches actuelles portent sur l'utilisation d'autres méthodes, reposant sur l'emploi d'autres types d'organismes.
C'est l'objet de la phytofiltration, appelée aussi rhizofiltration, dans laquelle des racines de plantes supérieures sont utilisées pour accumuler des métaux lourds. Ces racines peuvent être soit encore reliées à la plante soit excisées, c'est-à-dire coupées. Les organismes sont alors récoltés, séchés et brûlés. Les cendres, peu volumineuses, peuvent alors être traitées dans un but de stockage ou d'extraction des métaux économiquement intéressants. Ces techniques entraînent plusieurs contraintes. Par exemple, elles doivent être facilement mises en uvre. De plus, il faut essayer de comprendre les mécanismes biologiques impliqués. Le choix des espèces est important, afin que l'extraction soit la plus efficace possible. Mais cette méthode apparaît comme une possibilité très prometteuse comme alternative à d'autres techniques plus coûteuses.
Cette page se base sur divers articles issus de revues scientifiques dont la liste est indiquée dans la bibliographie, ainsi que les sources des images.