Les tissus de revêtement


Les premières structures de défense que rencontrent les agresseurs des plantes sont les tissus de revêtement, qui recouvrent les organes en contact avec le milieu extérieur. Il en existe de différentes formes : l'épiderme, l'écorce, la cuticule recouverte d'une ou plusieurs couches de cire.

  1. Les épidermes et la cuticule

Les épidermes isolent les parenchymes du milieu extérieur. Ils sont formés de cellules vivantes, et portent souvent des poils divers. Ils sont rendus plus ou moins imperméables par leur cuticule (dépôt de cutine), d'épaisseur variable.
La cuticule permet de rendre les feuilles coriaces et donc plus difficilement mangeables et digérables par les herbivores.

  1. Les cires

    coupe de cuticule

    Coupe transversale de cuticule montrant les différentes couches de cires

    Les cires des surfaces des plantes sont des mélanges complexes d'acides gras, d'esters, d'alcanes, d'alcools primaires et secondaires et d'autres hydrocarbones, et contiennent aussi des quantités variables de métabolites secondaires dissous. La couche externe de cires varie en épaisseur d'une espèce à une autre. La plupart des espèces de plantes ont un mélange caractéristique de cires qui leur permet de sélectionner leurs hôtes (insectes phytophages). Cependant, la composition précise des cires est due à l'interaction de l'information génétique et des facteurs environnementaux (comme la lumière, l'humidité, le vent et la température).


    Certaines plantes ont des trichomes glandulaires qui relâchent leurs produits sur les surfaces foliaires, ce qui augmente la variabilité et la complexité chimique de la surface des feuilles.

    Voici un exemple illustrant les rôles des composés chimiques de surface dans la sélection plante-hôte :Les larves de fausse-teigne des crucifères (Plutella xylostella) se nourissent de chou. Certaines espèces de choux sont résistantes aux insectes : sur ces espèces, les larves passent plus de temps à marcher qu'à se nourrir, contrairement aux larves sur des plantes sensibles. Cette différence de comportement est due à des différences de composition de cires de surface. Les plantes sensibles ont un aspect pruiné alors que les plantes résistantes ont des surfaces brillantes, plus riches en alcools primaires et en triterpènes. Mais on ne sait pas encore quels sont les composés exacts impliqués dans ces différences de comportement.

  2. L'écorce et le liège

    L'écorce et le liège sont formés par l'assise subéro-phellodermique.

    Le liège est formé par des cellules mortes, la plupart de forme prismatique-hexagonale, disposées radialement, sans méats et pleines d'air. La paroi mitoyenne de deux cellules contiguës est constituée par cinq feuillets : deux de nature cellulosique doublant les cavités des cellules, deux autres plus épais et subérifiés (dont la paroi est imprégnée de subérine, substance de nature lipidique, imperméable), qui entourent ceux-là, et l'intermédiaire ligneux.

    coupe de Liliacée
    Figure: Formations primaires et secondaires de la tige de Liliacées arborescentes du type Dracanea ou Cordyline

 

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Bibliographie

08-juin-2009 - Auteurs de cette page : Sophie d'Anglade, Anne-Charlotte Vivant
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